En ce moment-même, le dernier écosystème forestier n’ayant jamais été détruit par le développement industriel au sud du 49e parallèle du territoire que l’on appelle Québec se fait attaquer de plein fouet par l’industrie forestière.

Le territoire auquel nous faisons référence est utilisé depuis toujours par plusieurs peuples autochtones et l’histoire de ces lieux est encore bien présente dans la mémoire et les récits de ceux-ci.

Le bassin versant de la rivière Batiscan, débouchant au fleuve St-Laurent, et celui de la rivière Métabetchouan au nord, aboutissant au Lac-St-Jean, forment un réseau hydrographique comportant de vieux portages, d’anciens camps et de lieux sacrées. Ces lieux étaient inaccessibles par des chemins forestiers jusqu’à il y a une dizaine d’année.

L’arrivée de colons dans ces lieux coincida aussi avec le départ forcé des peuples qui y vivaient, pour faire place à des zones de chasse privées, puis à des ZECs et de Réserves fauniques, ce qui bouleversa les modes d’organisation territoriale traditionnels. Alors qu’un moratoire est supposé protéger cet écosystème forestier des coupes jusqu’en mars 2020 afin de statuer sur ‘‘sa valeur’’, certaines compagnies continuent de couper massivement dans la zone, et ce, au su du gouvernement.